Prix des appartements
À Lancy, les appartements représentent l’essentiel des transactions. Le parc immobilier est dominé par de grandes résidences collectives à Grand-Lancy, construites entre les années 60 et 80, complétées par des immeubles plus récents autour des axes de transports et du secteur Pont-Rouge.
La majorité des ventes concerne des 4 et 5 pièces familiaux, recherchés par des ménages actifs travaillant à Genève ou dans les zones économiques voisines. Les studios et petits logements existent, mais ils restent minoritaires dans la structure globale du marché.
À Grand-Lancy, le prix dépend fortement de l’état de l’immeuble. Dans certaines copropriétés, les rénovations énergétiques ont déjà été réalisées (façade, toiture, chauffage), ce qui rassure les acheteurs. Dans d’autres, les travaux à venir influencent directement la négociation.
À Petit-Lancy, l’environnement plus résidentiel et la proximité des écoles attirent un public familial stable. Les petits immeubles récents et les appartements avec terrasse ou jardin privatif y sont particulièrement recherchés.
La micro-localisation reste déterminante : proximité du tram, distance à pied des commerces, exposition au bruit routier ou ferroviaire.
Familles actives travaillant à Genève : recherchent surtout des 4 ou 5 pièces proches du tram, des écoles et des commerces, avec des charges stables et un bon confort quotidien.
Jeunes couples primo-accédants : attirés par des prix plus accessibles qu’au centre, ils privilégient des appartements rénovés afin d’éviter des travaux lourds et imprévus.
Frontaliers employés à la Praille ou en ville: sensibles au CEVA et aux axes rapides vers Genève, ils comparent attentivement les temps de trajet et l’accès aux transports.
Investisseurs recherchant de la stabilité : ciblent des résidences bien entretenues, avec une demande régulière sur les 3 à 5 pièces et un rendement locatif cohérent.
Locataires internationaux ou cadres mobiles : privilégient des logements fonctionnels, bien desservis, offrant confort thermique et tranquillité dans un cadre résidentiel.
Cette spécialisation des usages explique une bonne résilience des prix, notamment pour les appartements bien situés et adaptés à une occupation immédiate ou à une mise en location rapide.
À Lancy, les acheteurs analysent plusieurs éléments très concrets :
• le niveau exact des charges PPE et l’état du fonds de rénovation
• les travaux déjà réalisés ou votés dans la copropriété
• la performance énergétique réelle du bâtiment
• l’étage, l’exposition et la présence d’un balcon exploitable
Un appartement rénové dans une résidence bien entretenue peut se vendre sensiblement plus cher qu’un bien de surface identique resté dans son état d’origine.
Les appartements bien positionnés, rénovés et proches des transports trouvent preneur dans des délais maîtrisés. La demande reste présente, mais elle est sélective.
Les biens nécessitant une rénovation complète ou situés dans des immeubles aux charges élevées doivent être évalués avec précision. À Lancy, le marché ne pénalise pas l’ancienneté, mais il sanctionne les estimations irréalistes.
Une estimation pertinente ne se fait pas à l’échelle globale de la commune. Elle doit comparer des ventes réellement conclues dans le même secteur et dans des immeubles de typologie similaire.
À Grand-Lancy, la concurrence interne à certaines résidences peut influencer fortement le prix final. À Petit-Lancy, la rareté de certains biens crée au contraire un effet de tension.